Je suis au point zéro. Et là perdue dans cette immensité assombrie je contemple cette beauté en silence. La douceur du crépuscule emporte avec peine les quelques soucis qui se bousculent dans mon esprit -agité. Soudain, plus rien, le vide.
Je ne vois plus la ville se mouvoir et se plier sous les pas empressés des passants, je ne vois plus ces visages ressortir dans la foule invisible. J’ai désiré arrêter de regarder, d’observer. J’ai désiré tout arrêter, me plonger dans un coma, me contenter de la faible protection de ma couverture s’il le faut ; peu importe. La nuit le jour se confondrait et cet amalgame fait, jamais plus je ne me soucierai du lendemain ou du passé. Les battements de mon cœur, lentement ralentiraient, les mêmes qui en ce moment se déchaîne dans ma poitrine, victime de trop de caféine.
Très peu en vie, très peu envie de subir une fois de plus la dissonance de mon réveil. Continuer ? Pourquoi, dans quel but ? A quoi bon s’acharner à vivre comme les autres, à vivre ou à feindre une joie dont on ne connais même pas la couleur. Et à quoi bon s’accrocher à des souvenirs qui eux se désagrègent ? Ces souvenirs qui nous rappellent qu’un jour nous avons été heureux, sans condition.
”[…] Dans la paranoïa, I’m lost
Dans la schizophrénia, I’m lost
Et maniaque opéra, I’m lost […]”
Question de chonchosmachete
Thanks a lot, I will do it !!!
Apparemment si j’ai pu sortir la tête de l’eau c’était juste pour prendre une respiration et replonger. Et si la chute fut traumatisante la rechute est insupportable.
J’essaye à peine de couvrir le son de mes pleurs et je m’étouffe dans mes sanglots.
J’ai du mal à survivre à la vie, c’est Tout.
Et c’est simple, finalement si on ne détaille pas, j’ai Mal c’est dans ma nature.
J’ai nourri le doux rêve de m’effacer, sans toucher le bonheur, mais simplement ne plus ressentir la douleur. Mais une foi de plus la vie est un cauchemard dont on ne peu s’échapper.
Ils disaient qu’il n’y avait problème auquel on peut trouver solution. Se trompaient-ils ou est-ce moi qui me trompe ? Me trompe de croire que j’ai le droit de rire de sourire et d’ Aimer ?
Je pourrais crier à basse voix toute la nuit. J’ai peur de replonger, j’ai peur de replonger, j’ai peur de replonger.